Délégationdes Hauts-de-Seine

Témoignage

Une expérience du confinement

Dominique est bénévole au Secours Catholique des Hauts-de-Seine depuis deux ans. Confinée seule, elle nous explique que le confinement n’a pas réellement changé son quotidien. Toutefois, ses sorties dans les espaces verts, lui ont beaucoup manqué. Avec un virus toujours présent, elle appelle à plus de respect et de vigilance de la part de tous.

Dominique

publié en juillet 2020

À 69 ans, le confinement n’a pas chamboulé son quotidien. Néanmoins, Dominique a conscience que son expérience est bien différente d’autres témoignages, comme pour les familles, pour qui cela a pu être plus difficile. Vivant déjà seule : « Confinement, pas confinement, ça n’a rien changé à ma vie de tous les jours, je vaquais à mes occupations.  » Les contraintes du confinement n’ont pas affecté son train de vie, à part peut-être quand il s’agit de sorties dans la nature : « Ce qui était le plus dur, ce n’est pas un manque de liberté, c’est peut-être aller dans la nature, aller dans un parc. »

Cette période a aussi été facilitée par ses liens avec les membres du Secours Catholique, la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul et la mairie à travers le centre communal d’action sociale (CCAS) : « Ils m’ont appelée tous les deux jours parce que j’ai une alarme sur moi, je l’ai eue juste avant le confinement. Depuis que je suis toute seule, ça fait deux ou trois ans que le CCAS m’appelle quand il y a la canicule, si on n’avait pas de mes nouvelles, on allait à moi. » De son côté, Dominique a apporté son soutien à des personnes de son immeuble, en les appelant, en leur fournissant ce dont ils manquaient.

Toutefois, Dominique a encore peur pour sa santé. Elle a même plus de craintes aujourd’hui qu’à l’heure du confinement. Elle appelle à plus de vigilance et de respect dans la société, notamment des mesures de sécurité, comme celle du port du masque. Ce dernier aurait dû être, selon elle, obligatoire dans les lieux publics et à l’extérieur dès l’annonce du déconfinement. Ayant deux pathologies qui nécessitent un suivi rigoureux, elle n’est pas sûre de s’en sortir si elle attrape le virus. Il ne faudrait pas que nous ayons vécu le confinement en vain, c’est pourquoi notre bénévole explique que les mesures de sécurité sont essentielles et devraient être respectées par tous.

Aujourd’hui, Dominique a hâte de pouvoir se rendre à la montagne, partir en vacances, et de pouvoir marcher plusieurs heures sans contrainte. Cela fait deux ans qu’elle n’a pas pu partir en vacances. « Depuis que je suis à la retraite, il y a des choses que je ne fais plus. » En outre, depuis le confinement, le budget dont elle dispose a changé, avec le prix des denrées qui a fortement augmenté. « Mais je ne suis pas aigrie, parce que j’ai des goûts simples. », explique-t-elle. Elle constate que nous vivons de nos jours dans un monde difficile, individualiste et égoïste : « C’est dans les moments difficiles qu’il faut se resserrer. », dit Dominique. Par moment, elle parait nostalgique de cet esprit d’entraide qu’il y a eu pendant le confinement. Maintenant, elle a l’impression que : « Chacun revient à sa petite vie personnelle.  » Dominique voudrait un peu plus de responsabilités de la part de tous et citant le pape François, il va falloir apprécier le peu de chose qui nous est donné.

Soary Andriamahenina

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