Vendredi 16 septembre, une jeune femme de 23 ans, réfugiée congolaise, titulaire d’une carte de séjour obtenue à Mayotte, présente en métropole depuis quelques jours, est arrivée à La Rampe avec son plus jeune frère, âgé de 17 ans, et son fils, âgé de 6 ans. Ils ont été amenés à La Rampe par une autre personne qui les avaient trouvés la veille dans la rue, près de son foyer à 20 h, et les a hébergés tout en sachant bien qu’elle n’en avait pas le droit.
Après avoir passé une heure à appeler en vain le 115, un responsable a finalement été contacté et a dit ne pouvoir rien faire pour cette famille, des ordres ayant été donnés leur demandant de ne plus attribuer de nuitées à personne sauf à des femmes victimes de violences. Cette jeune femme, qui a vu sa famille massacrée par la guerre, a elle-même été victime de violences et se retrouve à 23 ans en charge de son plus jeune frère et de son enfant, ne rentre donc pas dans le cadre voulu.
Étant à la rue, elle est allée à l’hôpital, qui lui a payé deux nuits d’hôtels en lui demandant pour la suite de contacter son assistante sociale. L’hôpital a fait savoir entretemps qu’il ne souhaitait plus que des familles lui soient orientées.
Ce sont des situations très graves que l’on ne peut pas taire.