Il existe des questions structurelles budgétaires, des problèmes de compétence d’intervention, l’évolution des politiques publiques et de grands indicateurs. Ces points forts, ces points durs font en ce moment des victimes parmi les faibles. C’est aujourd’hui le cas de personnes, de familles qui se retrouvent à la rue dans le département des Hauts-de-Seine. Des équipes locales témoignent :
Équipe d’Antony :
« J’ai été saisi hier par une assistante sociale d’Antony au sujet d’une situation dans laquelle le 115 a refusé de rechercher un hébergement. Il s’agit d’une mère de deux enfants de 8 et 10 ans. Chassée du domicile par son concubin. Titulaire d’un bail mais seulement à partir du 15 septembre, cette mère au salaire modeste (1 100 €) était gênée financièrement […] »
Équipe de Colombes La Rampe :
« Le vendredi 2 septembre, Mme X. est arrivée à l’accueil de jour La Rampe pour une demande de domiciliation. Congolaise (RDC), mère de deux enfants de 17 et 12 ans, elle est a obtenu le statut de réfugiée politique à Mayotte et est titulaire d’une carte de résident de 10 ans. Elle a quitté Mayotte pour la métropole suite aux violences que son second mari faisait subir à sa fille […] »
Équipe de Montrouge :
« À Montrouge, nous suivons depuis un an ou deux une femme congolaise d’une soixantaine d’années, non régularisée, sans ressources. Jusqu’à il y a quelques mois, elle arrivait à alterner semaines avec chambre d’hôtel proposée par le 115 et quelques nuits dans le métro […] »
Équipe de La Rampe :
« Vendredi 16 septembre, une jeune femme de 23 ans, réfugiée congolaise, titulaire d’une carte de séjour obtenue à Mayotte, présente en métropole depuis quelques jours, est arrivée à La Rampe avec son plus jeune frère, âgé de 17 ans, et son fils, âgé de 6 ans. Ils ont été amenés à La Rampe par une autre personne qui les avaient trouvés la veille dans la rue, près de son foyer […] »