Son admiration est en effet immense pour cette « ville musée » dans laquelle elle a poursuivi ses études d’architecture, tout comme l’est son attachement envers ce pays natal qu’il lui a fallu quitter après la pérestroïka : l’inflation galopante, l’arrêt brutal des grands travaux d’État furent catastrophiques pour la population. Derrière son souhait de montrer ces photos, aussi, un nouveau sursaut de ce courage, de cette détermination extraordinaires qui ont toujours soutenu ce que Zoïa nomme « sa lutte pour survivre ».
Trouver un lieu fut aisé puisqu’une fois de plus la direction de la médiathèque nous a accueillis très spontanément et chaleureusement. Le plus épineux : trouver un prestataire qui accepte de réaliser des tirages grand format et de bonne qualité et surtout à petits prix. Mais les rêves portent bonheur et c’est ainsi que notre route a croisé celle d’un grand laboratoire professionnel – Traphot – qui a non seulement accepté de nous aider, mais l’a fait gracieusement… À noter au passage que le mécénat devient un tout petit peu plus facile lorsqu’il s’appuie sur des projets bien concrets, bien circonscrits, et pour lesquels l’entreprise peut exercer son savoir-faire.
Et c’est ainsi que plus ou moins un an plus tard, le rez-de-chaussée de la médiathèque s’est illuminé des feux des Nuits blanches : une soixantaine de photos qui ont vraiment soulevé la curiosité et l’admiration des visiteurs comme en témoigne le personnel d’accueil ainsi que le livre d’or : preuves indélébiles que les rêves savent devenir réalité… pour peu que la solidarité s’en mêle !
